De nouvelles publications sur le blogue

Quatre publications maintenant accessibles pour consultation

telescopeArticle (2011) : « La mobilisation des savoirs en contexte de lutte contre la pauvreté et l’exclusion : quels apprentissages pour les administrations publiques ? », Télescope, vol. 17, n° 3, p. 123-139. Par Jean-Marc Fontan.

logoub-iwtMémoire de maitrise (2011) : « Degree of public participation in science shops : an exploratory study ». A Master’s Thesis Submitted in Partial Fulfillment of the Requirements for the Master History, Philosophy and Sociology of Science, Institute of Science and Technology Studies (IWT), Universität Bielefeld. Par Francesc Rodríguez.

LogoIUPE2016Bottin (2010) : La santé dans votre quartier. Quelques ressources « pour un corps sain dans un environnement sain ». Ce bottin vise à fournir aux résidents de Montréal-Nord et de Hochelaga-Maisonneuve des informations et ressources concernant les problèmes de santé ayant un lien avec l’environnement. Par Nicolas Gauthier Lucie Suchet.

LogoIUPE2016Rapport de recherche (2010) : Étude des services d’accueil aux nouveaux arrivants. Cette étude cherche à évaluer dans quelle mesure les services d’accueil aux nouveaux arrivants présents sur le territoire de Montréal-Nord sont en adéquation avec les besoins des immigrants récemment arrivés. Par Adeline Mauchand et Julie Santerre.

Accès aux soins de santé de proximité

clinique_quartierLevons une clinique de quartier !

Parole d’excluEs organise le 8 octobre prochain une assemblée publique afin de lever une clinique de quartier à Montréal-Nord qui réponde aux besoins exprimés par la communauté.

Cliquez ici pour plus de détails.

Déterminants sociaux de la santé

Rapprochons la santé de la communauté !

En 1968, la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles voyait le jour à la suite du constat d’un manque criant de services médicaux dans ce quartier défavorisé de Montréal. Ancêtre des futurs CLSC, cette initiative portée par des citoyens et des étudiants en médecine, en soins infirmiers et en sociologie constitua une véritable innovation sociale pour l’époque. Selon ce modèle de santé communautaire, une relation existe entre la pauvreté, les conditions de vie et l’état de santé de la population. Ainsi, l’accès à des services médicaux n’est pas suffisant. Il est nécessaire de prendre en compte les déterminants sociaux de la santé, à savoir tout ce qui dans le social influence la santé, comme le revenu, l’éducation, le logement, le transport, l’alimentation, l’environnement physique, le réseau social, la participation sociale, la cohésion sociale, etc.

Les inégalités sociales de santé constituent un phénomène maintenant bien documenté par la recherche. «Nous nous apercevons que plus les inégalités sont importantes, que ce soit en termes de revenus, d’accès à l’éducation, d’intégration sociale ou d’autres facteurs, plus grandes sont les inégalités en matière de santé», explique Michael Marmot, épidémiologiste à l’University College de Londres (UCL) et spécialiste des effets de l’inégalité sur la santé  (Source : Courrier international). Le stress semble particulièrement en cause. En effet, ne pas savoir par exemple s’il sera possible de payer ses factures ou nourrir ses enfants à la fin du mois est une source de stress omniprésente qui affecte à long terme l’état de santé. À l’inverse, le sentiment d’avoir du pouvoir sur sa vie est un facteur de prévention de la maladie.

Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles
Histoire de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles (Illustration de Robert Lavaill. – APPSC, fonds St. Columba House)

Accroître la participation citoyenne

Près d’un demi-siècle après la création des premières cliniques populaires, l’analyse des problèmes de santé à la lumière du social et la participation des citoyens dans le mode d’organisation des services devrait continuer de nous inspirer. Or, la réforme proposée par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est davantage synonyme d’un recul historique : centralisation excessive des pouvoirs entre les mains du ministre; abolition de la participation citoyenne dans les conseils d’administration des établissements de santé; perte d’influence des communautés locales quant aux décisions relatives aux besoins de santé de leur population; et coupures importantes en santé publique, risquant ainsi de compromettre sérieusement les programmes de prévention et de promotion de la santé.

En espérant que les dégâts occasionnés par la réforme ne soient pas trop importants, un changement de cap s’imposera donc dans le futur. L’intérêt collectif appelle plutôt à rapprocher la santé de la communauté, comme l’ont fait des groupes de citoyens à la fin des années 1960. Un monde de possibilités existe en dehors de l’hôpital. L’initiative du Dr Julien dans le domaine de la pédiatrie sociale en est un bel exemple.  Également, la multiplication récente au Québec de coopératives de soins de santé (coopératives de solidarité) mises sur pied par les communautés locales semble une avenue prometteuse afin d’accroître le pouvoir des citoyens sur leur propre santé.

Richard Perron

Que la réflexion et l’échange d’idées se poursuivent ! Nous vous invitons à commenter ce texte et à le partager s’il vous a plu ou aidé.