De nouvelles publications sur le blogue

Quatre publications maintenant accessibles pour consultation

telescopeArticle (2011) : « La mobilisation des savoirs en contexte de lutte contre la pauvreté et l’exclusion : quels apprentissages pour les administrations publiques ? », Télescope, vol. 17, n° 3, p. 123-139. Par Jean-Marc Fontan.

logoub-iwtMémoire de maitrise (2011) : « Degree of public participation in science shops : an exploratory study ». A Master’s Thesis Submitted in Partial Fulfillment of the Requirements for the Master History, Philosophy and Sociology of Science, Institute of Science and Technology Studies (IWT), Universität Bielefeld. Par Francesc Rodríguez.

LogoIUPE2016Bottin (2010) : La santé dans votre quartier. Quelques ressources « pour un corps sain dans un environnement sain ». Ce bottin vise à fournir aux résidents de Montréal-Nord et de Hochelaga-Maisonneuve des informations et ressources concernant les problèmes de santé ayant un lien avec l’environnement. Par Nicolas Gauthier Lucie Suchet.

LogoIUPE2016Rapport de recherche (2010) : Étude des services d’accueil aux nouveaux arrivants. Cette étude cherche à évaluer dans quelle mesure les services d’accueil aux nouveaux arrivants présents sur le territoire de Montréal-Nord sont en adéquation avec les besoins des immigrants récemment arrivés. Par Adeline Mauchand et Julie Santerre.

Ce communautaire fortement menacé – de qui et de quoi parle-t-on ?

Première partie – une page d’histoire

Réjean Mathieu

L’automne dernier, j’ai participé à une manifestation de groupes communautaires qui protestaient contre les politiques d’austérité. Mes réflexions – outre celles relatives à mon accord avec les revendications – m’ont fait remonter dans le temps, – et ce, – jusqu’aux comités de citoyens de l’Outaouais qui prirent forme dans la seconde moitié des années 1960.

J’étais présent à la création de nombre de ces groupes communautaires qui s’appelaient alors comités de citoyens ou groupes populaires. Je pensais aussi à des vétérans de la mouvance communautaire d’alors : les Roger Poirier, Raymond Levac, Robert Guimond, ainsi qu’un des principaux penseurs de ce nouveau mouvement, Michel Blondin.

C’était la fameuse Révolution tranquille. On tentait d’inclure dans cette <révolution>, les couches les moins favorisées de la population, si souvent laissées pour compte à l’époque et aujourd’hui. On faisait ce qu’on appelait de l’animation sociale, laquelle visait à <donner une voix à ceux qui n’en ont pas>. On essayait surtout d’aider les gens à se prendre en charge eux-mêmes et elles-mêmes, dans une démarche de bas en haut, sans imposer, en <aidant à mettre des mots> pour exprimer leurs revendications et pour passer à l’action.

Dans le cas de Hull, devenu depuis une partie de Gatineau, ce qui mit le feu aux poudres, ce fut la rénovation urbaine et les expropriations qui suivirent. Des gens du <vieux Hull> se sont vus expropriés et le furent sans volonté de compensation satisfaisante. Il s’agissait donc d’une extorsion de plus value, à l’image de ce qui continuait largement à se faire dans différents milieux de travail où la classe des patrons exploitait allègrement la classe ouvrière. Concernant les expropriations,  dans les meilleurs des cas, les personnes expropriées n’ont pas reçu le nécessaire pour remplacer la maison qu’on leur enlevait. Une démolition à saveur de rénovation urbaine ayant pour but de construire des condos, des rues, des commerces et des édifices pour le gouvernement fédéral. Nous avons réussi, ensemble avec les gens concernés, à obtenir des compensations beaucoup plus élevées que celles proposées, même si encore insuffisantes la plupart du temps. De là sont nés également, tant à Hull que dans d’autres régions du Québec d’autres comités citoyens et groupes populaires : pour des revendications en <santé>, en matière de revenu minimum de base, en habitation, en communication ou pour l’implantation de <cliniques juridiques>, de radios communautaires, etc.

Pour l’Outaouais, ce fut le début du <mouvement populaire>. Ce dernier s’est rapidement  enrichi d’une dimension politique, puis, chemin faisant, de groupes écologiques, culturels et à vocation économique. Malgré  ses lacunes, ce mouvement a continué à porter les demandes, les besoins et les désirs des gens de milieux populaires. C’est ce que des gouvernements tentent maintenant de museler au nom de l’austérité ou de la rigueur… Je reviendrai, dans mon prochain éditorial, sur l’évolution et la richesse de ce mouvement fortement menacé par l’esprit même du néolibéralisme.CadRb6KWEAEYla-

Éco-urbanisme

La ville : acteur – réseau pour relever le défi écologique

Alors que la contribution des États à la lutte contre les changements climatiques sera au cœur des discussions de la prochaine conférence sur le climat en décembre à Paris (lire l’édito de Lucas Durand du 13 octobre 2015), un autre acteur à ne pas négliger joue un rôle de plus en plus crucial pour répondre au défi écologique : les villes.

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Atelier dans un jardin du Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD)

En effet, comme l’expliquent Jean Haëntjens et Stéphanie Lemoine dans leur livre «Éco-urbanisme : Défis planétaires, solutions urbaines» paru en septembre dernier, les villes, où réside désormais plus de la moitié de la population mondiale, sont, plus que jamais auparavant, « au cœur des grands défis écologiques, économiques et sociaux ». Pour faire face aux problèmes environnementaux, plusieurs d’entre elles innovent en mettant en œuvre un certain nombre de solutions, par exemple dans les domaines des systèmes énergétiques (solaire, méthanisation, géothermie), des modes de mobilités (vélo, voiture en libre-service, navette fluviale…), des pratiques démocratiques (démocratie participative, ville numérique…), des modèles économiques (localisé, circulaire, sociale et solidaire…) et des formes culturelles (festivals, art urbain…). Elles agissent à l’aide d’un éventail de possibilités en développant leur propre vision de la ville écologique, à partir d’un processus de mobilisation des acteurs politiques, des technicien.ne.s de l’urbain, des gens d’affaires et des agent.e.s économiques, sans oublier les citoyen.ne.s.

En multipliant les expérimentations techniques, urbanistiques, sociétales ou managériales, les acteurs concernés ont su développer des compétences transversales afin de donner une cohérence aux initiatives lancées. Telle est l’approche définie en termes d’éco-urbanisme par les auteurs mobilisés. C’est ainsi qu’à Copenhague, ville de 600 000 habitants, 63 % de la population se rend à l’école ou au travail à vélo (45 % dans la région de Copenhague), ce qui en fait un modèle de ville écologique (voir le reportage de Radio-Canada).

« De la ville objet à la ville des sujets »

Parmi les aspects intéressants du livre, notons le rôle essentiel joué par la participation citoyenne dans l’élaboration de cette vision commune en appelant entre autres au développement d’une économie « ancrée dans son territoire et moins dépendante des aléas de l’économie mondialisée », en relevant le défi de la ville inclusive pour les populations marginalisées ou exclues. Répondre au défi écologique, c’est donc aussi faire en sorte que le plus de personnes soient capables d’agir sur leur propre destinée, ce qui est un préalable à un meilleur contrôle de l’influence que nous exerçons sur notre environnement.

Cela met en lumière l’importance de conjuguer deux formes de lutte : celle contre les changements climatiques et celle contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il nous faut considérer dans l’analyse non seulement le rapport que les êtres humains entretiennent avec la nature et avec leur environnement immédiat, mais également les rapports sociaux. Nous devons tenir compte des intérêts économiques qui sont en jeu, des rapports de pouvoir qui les accompagnent et des conflits qui opposent les êtres humains les uns aux autres.

Tel que formulé par Murray Bookchin dans l’écologie sociale, il y a là l’idée que les problèmes qui opposent société et nature prennent leur source dans l’évolution même de la société. C’est donc également vers, dans et par le domaine social qu’il faut agir pour penser des solutions. En ce sens, la ville constitue un laboratoire social qui peut offrir des pistes prometteuses vers l’établissement d’une société écologique, pour autant que cela implique une transition vers une société plus juste et égalitaire. Comme l’affirme la journaliste et militante altermondialiste Naomi Klein (Journal des Alternatives, 5 mai 2015) : « Si nous conjuguons justice sociale et action pour le climat, les gens se battront pour cet avenir ».

Richard Perron

Que la réflexion et l’échange d’idées se poursuivent ! Nous vous invitons à commenter ce texte et à le partager s’il vous a plu ou aidé.

Pour une citoyenneté participative

Du bas vers le haut

En 1968, cinq étudiants en architecture, bien intentionnés, désirent réaliser un projet concret et utile, soit la rénovation de la rue Demers en impliquant les résidents de ce secteur défavorisé du quartier Mile-End à Montréal. Le documentaire «Les fleurs c’est pour Rosemont» rend compte de leur démarche. Or, à la fin du documentaire, les choses tournent mal. Non seulement peu de résidents participent au projet, mais leur déception est manifeste devant les attentes que les cinq étudiants ont suscitées, mais qui n’ont pas été comblées. Leur omission? Prendre le temps de partir des besoins et des priorités exprimés par la population locale et favoriser sa participation à toutes les étapes du processus de mobilisation.

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Documentaire : «Les fleurs c’est pour Rosemont» (à visionner sur le site de l’ONF)

À la même période, dans plusieurs quartiers populaires de Montréal, des animateurs sociaux connaissaient plus de succès en jetant les bases de la pratique de l’organisation communautaire au sein des premiers comités de citoyens. Pour de nombreuses personnes confrontées à la pauvreté et à l’exclusion sociale, ce fut le début d’un riche processus de reprise de confiance, d’affirmation de soi et d’appropriation de pouvoir par l’action collective. Par la suite, en gérant eux-mêmes des ressources leur permettant d’offrir des services différents et complémentaires à ceux du secteur public et de poursuivre leurs revendications afin d’élargir les droits sociaux et les services collectifs de l’État, des citoyennes et des citoyens ont développé les fondements de ce qui constitue aujourd’hui les milliers d’organismes communautaires que nous connaissons.

Participation des membres

Progressivement, la pratique de l’organisation communautaire s’est professionnalisée, de sorte que des militants bénévoles sont devenus salariés, ce qui fut une bonne chose pour la stabilité et le savoir-faire de plusieurs groupes. Toutefois, pour diverses raisons, cela produisit à long terme un effet négatif sur la participation des membres d’un certain nombre d’entre eux. Par exemple, le niveau de qualifications plus élevées qui est désormais requis pour être intervenant communautaire crée une tendance à valoriser le savoir professionnel au détriment du savoir expérientiel. Même s’il semble y avoir un regain d’intérêt dans les dernières années pour la participation citoyenne, le passage du discours à la pratique ne se fait pas aisément, comme le font remarquer Clément Mercier, Jean Panet-Raymond et Jocelyne Lavoie : « Si les citoyens sont souvent objets de discussion dans les lieux de concertation entre les acteurs communautaires, publics et même privés, ils sont le plus souvent absents de ces instances. Le défi demeure que les citoyens passent d’objet à sujet de l’action communautaire. Le discours qui valorise la participation et le pouvoir d’autonomie des citoyens est encore souvent «un discours» et non une réalité lorsque les professionnels et les fonctionnaires entrent dans le jeu, les citoyens en sortent souvent* ».

Maintenir la mobilisation parmi les membres représente assurément un défi, d’autant plus que les subventions gouvernementales tendent à favoriser la dispensation de services. Il n’est pas ici question de nier la pertinence de services individuels, mais plutôt de ne pas perdre de vue que ceux-ci doivent être développés avec les personnes concernées afin de s’assurer qu’ils répondent véritablement à leurs besoins. De même, privilégier la prise de parole des personnes pauvres et exclues ne signifie pas pour autant qu’il faille diminuer l’importante du soutien professionnel. Au contraire, l’accompagnement des citoyens est bénéfique, dans la mesure où les intervenants communautaires respectent le rythme et les aspirations des participants, ainsi que les décisions prises collectivement. Comme le décrit Pascal Beauchesne : «Le dénominateur commun est affaire de logique de processus plus que de projet, où la participation citoyenne agit comme carburant, et où l’enjeu devient alors le partage du pouvoir entre des savoirs différents…» (Lire l’article «La participation citoyenne, qu’est-ce que ça donne?» dans Le Devoir du 12 août 2013).

En cette période où la démocratie représentative nous montre clairement ses limites, où les élus au gouvernement semblent défendre des intérêts qui ne sont pas les nôtres, et où l’État «partenaire» du développement des communautés est en recul, la capacité d’innovation du mouvement communautaire doit se poursuive. Les intervenants communautaires doivent plus que jamais mettre les citoyens au cœur de leurs actions, les intégrer à la vie des organismes, favoriser leur participation et croire en leur potentiel de transformation sociale. De cette manière, plus les pratiques de démocratie participative seront bien implantées à la base, plus le mouvement communautaire représentera une force capable d’influencer les institutions et les pouvoirs publics afin qu’ils respectent davantage le savoir citoyen et s’en inspirent pour mieux répondre aux besoins de la population.

Richard Perron

* Lavoie, J., Panet-Raymond, J. (dir.). (2011). La pratique de l’action communautaire (3e édition), Québec, Presses de l’Université du Québec, p. 62.

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Déterminants sociaux de la santé

Rapprochons la santé de la communauté !

En 1968, la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles voyait le jour à la suite du constat d’un manque criant de services médicaux dans ce quartier défavorisé de Montréal. Ancêtre des futurs CLSC, cette initiative portée par des citoyens et des étudiants en médecine, en soins infirmiers et en sociologie constitua une véritable innovation sociale pour l’époque. Selon ce modèle de santé communautaire, une relation existe entre la pauvreté, les conditions de vie et l’état de santé de la population. Ainsi, l’accès à des services médicaux n’est pas suffisant. Il est nécessaire de prendre en compte les déterminants sociaux de la santé, à savoir tout ce qui dans le social influence la santé, comme le revenu, l’éducation, le logement, le transport, l’alimentation, l’environnement physique, le réseau social, la participation sociale, la cohésion sociale, etc.

Les inégalités sociales de santé constituent un phénomène maintenant bien documenté par la recherche. «Nous nous apercevons que plus les inégalités sont importantes, que ce soit en termes de revenus, d’accès à l’éducation, d’intégration sociale ou d’autres facteurs, plus grandes sont les inégalités en matière de santé», explique Michael Marmot, épidémiologiste à l’University College de Londres (UCL) et spécialiste des effets de l’inégalité sur la santé  (Source : Courrier international). Le stress semble particulièrement en cause. En effet, ne pas savoir par exemple s’il sera possible de payer ses factures ou nourrir ses enfants à la fin du mois est une source de stress omniprésente qui affecte à long terme l’état de santé. À l’inverse, le sentiment d’avoir du pouvoir sur sa vie est un facteur de prévention de la maladie.

Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles
Histoire de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles (Illustration de Robert Lavaill. – APPSC, fonds St. Columba House)

Accroître la participation citoyenne

Près d’un demi-siècle après la création des premières cliniques populaires, l’analyse des problèmes de santé à la lumière du social et la participation des citoyens dans le mode d’organisation des services devrait continuer de nous inspirer. Or, la réforme proposée par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, est davantage synonyme d’un recul historique : centralisation excessive des pouvoirs entre les mains du ministre; abolition de la participation citoyenne dans les conseils d’administration des établissements de santé; perte d’influence des communautés locales quant aux décisions relatives aux besoins de santé de leur population; et coupures importantes en santé publique, risquant ainsi de compromettre sérieusement les programmes de prévention et de promotion de la santé.

En espérant que les dégâts occasionnés par la réforme ne soient pas trop importants, un changement de cap s’imposera donc dans le futur. L’intérêt collectif appelle plutôt à rapprocher la santé de la communauté, comme l’ont fait des groupes de citoyens à la fin des années 1960. Un monde de possibilités existe en dehors de l’hôpital. L’initiative du Dr Julien dans le domaine de la pédiatrie sociale en est un bel exemple.  Également, la multiplication récente au Québec de coopératives de soins de santé (coopératives de solidarité) mises sur pied par les communautés locales semble une avenue prometteuse afin d’accroître le pouvoir des citoyens sur leur propre santé.

Richard Perron

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Citoyens du Nord-Est de Montréal-Nord

Étude sur les besoins et aspirations des citoyens du Nord-Est de Montréal-Nord

Le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) 
vient de publier la recherche : Étude sur les besoins et aspirations des citoyens du Nord-Est de Montréal-Nord (avril 2015). Voici le résumé qu’en font ses auteurs (Isabel Heck, Jean-François René et Claude Castonguay) :

L’étude sur les besoins et aspirations des citoyens du Nord-Est de Montréal-Nord s’inscrit dans la démarche de Parole d’excluEs, un organisme qui lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale par la participation citoyenne. Elle jumèle l’approche ethnographique à la recherche-action participative, en encourageant la prise de parole citoyenne et l’action collective. L’étude poursuit un triple objectif : cerner la perception des citoyens de leur quartier; identifier les changements auxquels ils aspirent; les mobiliser pour des changements ciblés. Au terme d’une période de six mois, nous avons échangé avec 209 citoyens du Nord-Est de Montréal-Nord aux profils divers et dans une variété de contextes informels et formels. Tout au long de la collecte de données, nous avons veillé à ce que les enjeux émanent du terrain, selon les priorités et préoccupations des citoyens. Nous n’avions pas de cadre conceptuel ni de grille analytique préétablis. Une analyse thématique inductive et transversale des données nous a permis de regrouper différents enjeux identifiés et d’en dégager quatre grands défis transversaux qui constitueront la base des actions à mener par Parole d’excluEs et ses partenaires dans le quartier : le vivre ensemble; les préjugés et la discrimination; la situation des jeunes; et les conditions de vie et la pauvreté. Chacun de ces défis reflète des perceptions et des expériences diverses – voire, opposées – qui illustrent des dynamiques, mais aussi des tensions sociales présentes dans le secteur. L’analyse inclut également plus de 250 pistes d’action proposées par les citoyens pour agir sur les défis. Une discussion analytique qui propose différents croisements permet de dégager les contributions de cette recherche. La présente étude représente en effet non seulement une valeur ajoutée en termes de connaissance des dynamiques sociales et des besoins et aspirations des citoyens du Nord-Est de Montréal-Nord, mais propose également un processus et une méthode de recherche innovants, en jumelant la recherche-action participative et l’approche ethnographique.

Pour consulter l’étude :

Isabel Heck, Jean-François René et Claude Castonguay, (2015), Étude sur les besoins et aspirations des citoyens du Nord-Est de Montréal-Nord, Cahiers du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), Collection Études de cas d’entreprises d’économie sociale – no ES1503, 126 pages.CRISES

Cahier de recherche – projet Sur la Main (Vieux-Rosemont)

Étude sur les besoins et aspirations des publics cibles du projet Sur la Main

Étude réalisée par Salim Beghdadi et Jean-Marc Fontan (sociologie, UQAM) sur les besoins et aspirations des publics cibles du projet Sur la Main localisé dans le quartier du Vieux-Rosemont.  Cette recherche partenariale fait suite à une démarche évaluative du Projet Sur La Main (SLM). L’évaluation fut réalisée en janvier 2011 par une équipe de l’Incubateur universitaire du Centre de recherche sur les innovations sociales de l’Université du Québec à Montréal (IU-CRISES/UQAM). Parmi les recommandations qui sont étaient dans l’évaluation à l’équipe à la gouvernance du Projet, une suggérait la conduite d’une étude sur les besoins et les aspirations de la population résidant dans le secteur du Vieux‐Rosemont. L’idée était de répertorier les besoins portés par la population locale afin de déterminer de nouvelles priorités pour un Plan d’action à concevoir portant sur les orientations à suivre et des actions à entreprendre pour les trois prochaines années.