De nouvelles publications sur le blogue

Quatre publications maintenant accessibles pour consultation

telescopeArticle (2011) : « La mobilisation des savoirs en contexte de lutte contre la pauvreté et l’exclusion : quels apprentissages pour les administrations publiques ? », Télescope, vol. 17, n° 3, p. 123-139. Par Jean-Marc Fontan.

logoub-iwtMémoire de maitrise (2011) : « Degree of public participation in science shops : an exploratory study ». A Master’s Thesis Submitted in Partial Fulfillment of the Requirements for the Master History, Philosophy and Sociology of Science, Institute of Science and Technology Studies (IWT), Universität Bielefeld. Par Francesc Rodríguez.

LogoIUPE2016Bottin (2010) : La santé dans votre quartier. Quelques ressources « pour un corps sain dans un environnement sain ». Ce bottin vise à fournir aux résidents de Montréal-Nord et de Hochelaga-Maisonneuve des informations et ressources concernant les problèmes de santé ayant un lien avec l’environnement. Par Nicolas Gauthier Lucie Suchet.

LogoIUPE2016Rapport de recherche (2010) : Étude des services d’accueil aux nouveaux arrivants. Cette étude cherche à évaluer dans quelle mesure les services d’accueil aux nouveaux arrivants présents sur le territoire de Montréal-Nord sont en adéquation avec les besoins des immigrants récemment arrivés. Par Adeline Mauchand et Julie Santerre.

Coalition climat 21

Justice climatique de Paris : Coalition climat 21, une mobilisation réussie

La COP21 s’est soldée le 12 décembre 2015 par l’adoption de l’accord de Paris qui ambitionne de limiter l’élévation des températures à 1.5 °C après 2020. Contrairement à la COP15 de Copenhague en 2009, dernier grand rendez-vous international sur le climat, la COP21 constitue de ce point de vue une réussite diplomatique. Si les déclarations de l’accord final paraissent ambitieuses à première vue, les modalités pour sa mise en œuvre effective restent vagues. La tenue de ses engagements dépendra de la capacité de la société civile à prendre à bras le corps la question climatique. Non seulement afin de contraindre les gouvernements à tenir les objectifs fixés, mais aussi pour construire et diffuser des modèles de société alternatifs au capitalisme extractiviste.

Le succès de ces deux semaines de négociation à Paris est plutôt à voir du côté de la mobilisation sociale appelant à la justice climatique. Ce, malgré les contraintes posées par l’état d’urgence décrété en France suite aux attentats du 13 novembre. L’interdiction des manifestations sur la place publique ainsi que les répressions policières à l’encontre de militant.e.s écologistes ont freiné la tenue de grandes manifestations parisiennes. Nonobstant ces restrictions, indiquons quelques caractéristiques des actions militantes du mouvement rassemblé pour l’occasion sous la bannière de la Coalition Climat 21.

Militer pour la justice climatique, mode d’emploi

En premier lieu, nous retenons la diversité des modes d’action employés. D’une part, les structures de la Coalition Climat 21 ont été actives au sein des arènes et rendez-vous institutionnels : observatrices des négociations, présentes aux stands et débats de l’espace d’accueil grand public « Générations Climat » sur le site du Bourget.D’autre part, ces mêmes structures ont tenu également en dehors de l’organisation officielle leur propre calendrier d’actions. Celui-ci se décline autour des rassemblements du 29 novembre et du 12 décembre, ainsi qu’un programme alternatif d’évènements (conférence, ateliers, stands, etc…) au village mondial des possibles de Montreuil puis à la Zone d’Action pour le Climat au 104 (Paris, 19ème) la seconde semaine.

Coalition climat 21
AG, 11 décembre 2015, Lucas Durand

La souplesse organisationnelle du mouvement a rendu possible une plus grande spontanéité d’action. Si la Coalition Climat 21 a permis la mutualisation d’un certain nombre de services logistique, juridique, de traduction et de communication, une totale liberté a été laissée aux structures et aux individus pour mener des actions militantes. A l’image des climate games, ces dizaines d’actions quotidiennes dans l’espace public ont peu été médiatisées ou relayées.

Les interdictions de manifestation ont obligé les organisateurs et les organisatrices à faire preuve de créativité afin de « manifester sans manifester ». Les manifestations digitales et le recouvrement de la place de la République par des paires de chaussures symbolisent celles et ceux qui n’ont pas pu défiler le 29 novembre. Les chaines humaines et les rassemblements par binômes sont des actions jouant avec la légalité afin de maintenir une mobilisation visible.

Les résultats très décevants des négociations de Copenhague en 2009 avaient entrainé un coup d’arrêt à la mobilisation pour la justice climatique. Les résultats parisiens, combinés au succès de la mobilisation citoyenne, tant à Paris que dans le monde entier, laissent de l’espoir quant au devenir du mouvement. Un mouvement qui doit prendre de l’ampleur tant l’urgence nous presse d’agir en questionnant fortement le bien fondé des racines profondes qui sont à la source des dérèglements climatiques et autres. À l’image des luttes contre la pauvreté et les inégalités, la lutte contre la détérioration des écosystèmes de la Terre remet en cause notre façon de vivre, notre système économique et nos façons de concevoir la politique.

Lucas Durand

Que la réflexion et l’échange d’idées se poursuivent ! Nous vous invitons à commenter ce texte et à le partager s’il vous a plu ou aidé.

Appropriation citoyenne de terrains vacants

Des espaces à occuper selon les aspirations des citoyens

Selon l’organisme à but non lucratif Lande qui a récemment vu le jour, Montréal compte environ 25 kilomètres carrés de terrains vacants, soit 32 fois la superficie du Jardin botanique, dont le tiers de cet espace appartient à la Ville de Montréal.

Pourquoi ne pas révéler le potentiel de ces espaces sous-utilisés pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers centraux montréalais, se sont dit les membres de l’organisme dont la mission vise à faciliter la réappropriation permanente ou temporaire des terrains vacants montréalais par les résidents afin d’en faire des parcs, des aires de jeux, des jardins collectifs, etc. Lande réunit des professionnels en droit, en urbanisme, en gestion de projets communautaires, en communication, en design et en agriculture urbaine.

Depuis quelques semaines, une plateforme web interactive permet aux résidents d’ajouter un terrain vacant sur une carte, d’en repérer un et d’entrer en contact avec ceux et celles qui désirent le transformer. Une fois que des groupes de citoyens sont ainsi formés, Lande les accompagne dans leur projet de transformation afin de réduire les obstacles liés à la mobilisation, à la gestion de projet et à la négociation. Déjà, plus de 60 terrains vacants ont été identifiés par les citoyens.

Des origines new-yorkaises

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Transformation d’un terrain vacant à New York – 596 Acres 

Lande s’inspire d’une initiative lancée en 2011 à New York par Paula Segal, une jeune avocate qui désirait outiller les résidents afin qu’ils s’approprient les terrains laissés vacants par la ville, équivalant à une superficie de 596 acres. C’est ainsi que l’organisme 596 Acres est né. Depuis, 32 projets ont pu être concrétisés.

Cette idée a fait des petits dans d’autres villes d’Amérique du Nord, tels que Los Angeles, Portland, La Nouvelle-Orléans et maintenant Montréal. Ces projets s’inscrivent dans une mouvance au cours des dernières années de réappropriation de la ville par les citoyens, comme le démontrent des initiatives spontanées ayant mené à l’aménagement de ruelles vertes à Montréal, projets qui ont par la suite pu profiter du soutien financier et technique de la Ville.

Terrain et enjeu de luttes

Comme l’a expliqué le sociologue Henri Lefebvre, l’espace est le produit de rapports sociaux. Il est à la fois le terrain et l’enjeu de luttes pour son contrôle. Contrairement à la Ville de Montréal qui peut se montrer plus ouverte à ce genre d’initiatives, ce ne sont pas tous les propriétaires privés qui verront d’un bon œil l’occupation, même temporaire, de leurs terrains, comme l’illustre l’exemple du parc des Gorilles dans l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie où des citoyens réunis en comité se sont heurtés à un propriétaire délinquant qui a rasé tous les arbres qui s’y trouvaient.

Néanmoins, ce genre d’initiatives citoyennes possède un double avantage. D’une part, elles permettent d’interpeler l’administration municipale afin qu’elle rende des comptes à propos des terrains vacants qui sont de propriété publique et dont l’avenir doit être décidé collectivement.   D’autre part, il s’agit en même temps d’un bel avertissement lancé aux spéculateurs fonciers dont l’unique ambition est d’acquérir des terrains bon marché, puis d’attendre que la valeur de ces terrains laissés à l’abandon augmente afin d’en tirer un profit par leur revente. Le message leur étant adressé pourrait être le suivant : « Si vous ne vous occupez pas de votre terrain, des citoyens pourraient bien l’occuper aux bénéfices de la communauté, et non du seul intérêt privé ! »

Richard Perron

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Laboratoire d’Imagination Insurrectionnelle

Désobéir contre le chaos climatique

Pendant les mois menant aux mobilisations lors du Sommet COP21 de l’ONU sur le changement climatique à Paris en décembre 2015, le Laboratoire d’Imagination Insurrectionnelle (labofii) organise une série d’événements pour créer une nouvelle forme d’action de désobéissance: les Climate Games.

Le Labofii vous invite à Nantes du 17 au 19 avril pour co-créer une nouvelle forme d’action de désobéissance, dans les rues et le cyberespace, contre le chaos climatique.

Pour plus d’information, visitez le blogue Les Sentiers de l’Utopie.

Coopératives de consommation japonaises

Initiatives innovantes au Japon

Découvrez le modèle d’action de la Seikatsu Club Consumers’ Co-operative Union (SCCCU), une fédération de 32 coopératives de consommation japonaises dans le domaine de l’alimentation qui rejoignent 341 000 ménages coopérateurs dans plusieurs régions du Japon. Leurs actions favorisent notamment l’autosuffisance et la sécurité alimentaires, l’agriculture locale sans OGM, la protection de l’environnement, l’entraide et la prise de décision collective.Logo Seikatsu Club