Coopérative intégrale catalane

Face à l’austérité, faire le choix d’une économie solidaire provocante

Provocante, est-ce le bon terme ? Oui, provocante a été pour l’Europe la crise de 2008. Des pays comme la Grèce et l’Espagne ont été frappés de plein fouet par les turbulences économiques et les politiques d’austérité qui ont suivi. Alors, provocante a été la réponse d’Alexis Tsipras et de son parti, Syriza, en vue d’annuler les plans d’austérité imposés à la Grèce par ses partenaires européens!

Tout autant provocante fut la réponse de Catalans à la crise qui a frappé et qui continue d’affecter l’Espagne. Face aux turbulences économiques et aux décisions politiques faisant suite à la débâcle de 2008, y renait un mouvement pour le développement de modalités économiques alternatives. À preuve, la formation de la Coopérative intégrale catalane (CIC), une initiative optant pour des transformations sociales initiées par le bas en misant sur l’autogestion, l’auto-organisation et le travail en réseaux. Leur hypothèse de travail est simple, il faut sortir d’un modèle économique contrôlé par l’État en initiant une transition portée par une économie solidaire renouvelée. Comment le faire ? En se désaffiliant et de l’État et du capitalisme.

Coopérative intégrale catalane
Le fonctionnement de la coopérative intégrale catalane

Toute une proposition en vue de penser un nouveau modèle de société. « À plus long terme, elle (la société actuelle) pourrait se convertir en une autre société loin du contrôle capitaliste, comprenant son propre système de sécurité et de protection sociale, afin de garantir à tous ses membres, l’accès aux nécessités basiques, inhérentes à la vie. » (Source) Faire sans marché capitaliste, sans État représentatif, c’est en quelque sorte renouer avec le projet du socialisme utopique du début du 19e siècle.

Évidemment, dans le cadre québécois, penser autrement le rapport à l’économie, où l’État serait absent, est loin de représenter l’option qui fut privilégiée jusqu’à maintenant pour assurer la défense de l’intérêt commun. Pourtant, à voir le fonctionnement de l’État canadien et de son vis-à-vis québécois, force est de constater que la confiance en l’État représentatif est fortement minée. Lorsque les représentants au pouvoir agissent à l’encontre des principes fondateurs assurant la légitimité de l’État, il convient de questionner leur façon d’être, d’exiger des élections et d’élire démocratiquement des représentants en faveur de la défense de l’intérêt commun. Une telle option n’exclut pas le besoin de penser un système économique qui soit solidaire et inclusif, qui ferait siens les principes du non spéculatif, de la gestion participative, du travail en réseaux et du respect de l’environnement.

Jean-Marc Fontan

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