Des politiques opaques

Lucidité ou paranoïa ?

Philippe Couillard nous dit qu’il s’agit de rigueur et non d’austérité. Il nous invite à ne pas tomber dans la morosité, que tel n’est pas l’objectif des nombreuses coupures auxquelles les groupes communautaires et la population doivent faire face.

Pourtant, ses politiques en plongent beaucoup dans la morosité. On voit des groupes communautaires en danger de devoir fermer leurs portes ou du moins plusieurs de leurs services. La moindre épicerie coûte beaucoup plus cher qu’il y a cinq ans à peine. Comme toujours, les personnes assistées sociales sont parmi les premières à être menacées car c’est la coutume des néolibéraux de s’attaquer aux plus vulnérables. Et ces personnes et ces groupes ne devraient pas en ressentir de la morosité?

Couillard_austerite
Source : Le Devoir

Surtout, on éprouve le vif sentiment d’être dupé-e-s. Car ce gouvernement ne s’est pas fait élire sur la base de ces politiques. En fait, il n’en parlait même pas.

Couillard a « sa » bible

Par contre, on apprend « from the horse’s mouth » que monsieur Couillard puise ses idées dans un livre (The Fourth Revolution, de John Micklethwait et Adrian Wooldridge), dont la vision centrale est plus ou moins traduite en « québécois » par Marcel Boyer et sa social-démocratie concurrentielle concrétisée par ses « douze travaux d’Hercule… »

Selon Benoît Lévesque (Le Devoir du 20 mars 2015) qui en a fait courageusement lecture, la quatrième révolution proposée fait suite, selon eux, à celles de l’État-nation, puis de l’État libéral et enfin, de l’État-Providence. Selon eux toujours, les États modernes sont devenus trop gros, incapables de répondre à leur mission, surendettés et marchant de déficit en déficit. Ces thèses n’ont rien de nouveau : c’est le New Public Management à son meilleur…Ces auteurs véhiculent une vision tronquée de la démocratie, remettent en question la démocratie sociale, nient le rôle positif de la société civile qui fausserait le développement comme le chante à son tour notre barde saguenéen Jean Tremblay.

Causes de l’endettement

Pourtant, « qu’est-ce qui a provoqué les plus importantes hausses des dépenses de gouvernements dans les dernières décennies en Occident? L’ajout de programmes sociaux coûteux? L’État obèse? Non, le sauvetage d’institutions bancaires dont certains cadres, motivés par une cupidité débridée, ont multiplié les produits financiers frelatés. » (Antoine Robitaille. Le Devoir du 6 octobre 2014).

Pour quoi l’austérité?

Parlant de cupidité : à quoi serviront les argents récupérés de la cure d’amaigrissement du gouvernement Couillard? J’ai tellement peur de devoir faire le lien avec les collusions et autres formes de corruption mises en lumière par la Commission Charbonneau…Et en attendant, c’est la population et notre société civile qui en font les frais.

Réjean Mathieu

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