L’économie sociale rémoise accueille Parole d’excluEs

Quelques questions soulevées par des Rémois et Rémoises…

Fin novembre, ciel gris partagé entre la grisaille et de rares et discrètes percées de soleil, une rencontre regroupant une vingtaine de personnes dans une salle de classe de la Business School of Reims… Et oui, le cadre idéal pour une première présentation du film Parole d’excluEs. Des étudiantEs, des professeurEs/chercheurEs, des citoyenNEs et des représentantEs d’association dont des Statut de Jeanne d'Arctravailleurs sociaux. Une table idéale pour le croisement des savoirs et ils se sont effectivement croisés. À partir du film, qui se veut un déclencheur, nous découvrons, par et dans les échanges entre les participantEs, la réalité d’une région qui ressemble à celle de régions québécoises. Les difficultés rencontrées par des villes moyennes au sein d’une région qui fut un fleuron de l’industrie métallurgique et voit la métallurgie survivre, mais sous d’autres cieux. D’où une perte massive d’emplois pour des ouvriers et ouvrières. D’où une nécessaire reconversion et adaptation à la Nouvelle économie ! Certes, l’économie régionale porte, avec effervescence, l’image de marque du Champagne. Une économie qui tourne autour d’une agriculture qui demeure forte et prospère mais qui ne peut donner de l’emploi à tous et à toutes. Dès lors, un besoin de penser le rapport à la subsistance d’une autre façon, et surtout, de commencer à faire l’économie autrement.

L’attrait pour l’économie sociale et solidaire représente dans ce « cadrage et contexte » une alternative prometteuse. Il s’agit certes d’une avenue, mais à quel titre ? Celle d’une sortie de crise ou celle de passerelle de courte durée pour surmonter la crise, en attendant la reprise ? La question a été soulevée par les participantEs à l’atelier discussion de projection du film Parole d’excluEs sur l’exclusion. Question fort pertinente car les laisséEs pour compte de Reims, qui meublent l’espace de l’exclusion, auront peu de place dans l’économie de la reprise, laquelle carbure généralement au capital économique et social élevé (Chimie verte) : à coups de diplômes et d’expertises. Un univers où les personnes qui n’ont pas les qualifications et les expertises requises, mais d’autres, n’y trouveront pas place et ne seront pas ces personnes recherchées par les chasseurs de tête à l’emploi.

Dès lors, comment penser une économie sociale qui jouerait un rôle autre que celui d’accompagner les transitions de l’économie libérale : en d’autres mots, les crises ? Qui jouerait un rôle autre que celui d’être une économie complémentaire aux activités économiques : de production et de financiarisation. Activités qui constituent le noyau dur et théoriquement porteur de l’économie dominante.

Une question très pertinente que les participantEs à l’échange se sont poséEs et qui fait rêver d’un espace sociétal où tous et toutes trouveraient leur place, en toute équité et solidarité.

Jean-Marc Fontan

Un commentaire sur “L’économie sociale rémoise accueille Parole d’excluEs

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s