Démocratie électorale

Des élections passées, une démocratie à vivre

Les élections municipales sont passées. Comme nous le rappelle Jean Carette (Facebook), « reste à faire le travail utile et les actions nécessaires pour faire vivre et avancer une démocratie plus participative et/ou plus délibérative ».

Avec – encore une fois – un taux de participation plutôt faible (sous la barre des 50 % à Montréal et à beaucoup d’endroits au Québec), on peut se demander si cette démocratie vivante, active, même entre les élections, pourra se réaliser sans qu’on entende encore des âneries du genre : « C’est la rue qui mène… » de la part des « emmitouflés » obéissants, toujours soumis à la houlette des Charest, Couillard et autres grands «tranquilisateurs» sociaux.

Comme le souligne Alain Touraine dans « La fin des sociétés » (Présentation de l’éditeur et Introduction, pp. 11 à 14, Seuil,  2013) :

« Nous sommes, depuis la crise financière, confrontés à cette évidence : avec la décomposition du capitalisme industriel, toutes les institutions sociales, la famille, l’école, la ville, les systèmes de protection et de contrôle social, l’entreprise, la politique elle-même perdent leur sens. Que se passe-t-il pour que les piliers de nos sociétés démocratiques se dérobent ainsi quand la globalisation du monde appellerait leur renforcement ? »

Alain Touraine poursuit en décryptant les signes d’une autre vie collective et individuelle fondée « sur la défense des droits humains universels contre toutes les logiques d’intérêt et de pouvoir. »

Les signes annonciateurs de ce nouveau commencement, on les voit dans les printemps arable et érable, dans Idle no More et Occupy Wall Street, dans les revendications éthiques. On les retrouve aussi incarnés chez les militants et militantes du Printemps arabe ou d’Occupy Wall Street, etc. Tels des nuages qui s’ouvrent lentement, ces signes nous indiquent ce qu’Alain Touraine appelle  les voies de l’ère post-sociale et post-historique dans laquelle nous entrons.

Pour se débarrasser d’un capitalisme plus sauvage que jamais, on ne pourra pas faire l’économie d’une VRAIE politique faite AUTREMENT. Avouons que les élections municipales 2013 ne la laissent même pas entrevoir. Mais ne perdons pas courage : il y aura d’autres élections. Et le temps viendra où les vieux politicailleux seront battus, car enfin le peuple verra que le roi (ou la reine) est nu(e). Entretemps, la démocratie – au sens de dêmos (peuple) et kratos (puissance) reste à nourrir et à libérer.

Réjean Mathieu

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