Pas dans ma cour…

Pas d’eau salée dans ma cour !

Le Devoir faisait récemment référence au dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Selon ce groupe d’experts, le niveau des mers et des océans monte plus vite que prévu. Le réchauffement de l’air s’accentue. La cause du réchauffement serait directement associée aux actions humaines.

Une simulation de la submersion de la ville de New York. © Creative Commons - Cherrylynx
Une simulation de la submersion de la ville de New York. © Creative Commons – Cherrylynx

Dans un article du Monde nous apprenons la volonté de nombreux États de lutter contre le réchauffement climatique par le développement de technologies dures : via la géo-ingénierie ! (Saupoudrer des cristaux dans la haute atmosphère pour refléter vers l’espace les rayons solaires !)

Au lieu de travailler sur les causes, de remonter à la source du problème, il est demandé à la science, via la recherche et le développement (R&D et l’innovation sous toutes ses formes, dont l’innovation sociale), d’atténuer les effets de l’enrichissement inassouvissable de la partie de l’humanité qui détient le pouvoir… Cette recette est bien connue des intervenants et intervenantes du social dans la tentative étatique d’atténuer les problèmes sociaux (limiter les effets négatifs sans s’attaquer aux causes réelles de la pauvreté et de l’exclusion). Le Welfare State aurait l’intention de se doter d’une nouvelle dimension identitaire : celle du Climat Welfare…

Si le rapport du GIEC présente une mise en garde sérieuse, ses porteurs le font dans l’espoir que l’argumentaire scientifique invoqué devrait normalement mener les représentants des États à prendre des décisions éclairées en vue de s’attaquer aux causes premières du réchauffement climatique.

C’est voir dans l’État ce qu’il n’est pas : ce n’est pas le gardien de la bonne température . Et s’il a l’intention de lutter, c’est certainement contre le réchauffement social et non climatique !

C’est surtout ne pas prendre conscience qu’il n’a et n’aura aucune volonté d’aller dans cette direction. Il est essentiellement en place et en position de pouvoir pour assurer le maintien de la croissance économique.

Curieux que le diagnostic des experts du GIEC soit si limpide sur les effets du réchauffement climatique et si naïf sur la possibilité que les États puissent gérer d’une façon appropriée la crise climatique. Il est clair que l’élite politique tentera des solutions technologiques avant de penser s’attaquer au problème de fond. Il est tout aussi clair que cette élite et ses alliés vont exercer des pressions sur la communauté scientifique pour qu’elle innove dans la façon de limiter les effets du réchauffement.

Il appartient au GIEC de dire non à cette option. Il appartient aussi à ce dernier de mobiliser la communauté scientifique pour qu’elle se dote d’un cadre éthique approprié afin qu’elle dise non aux intérêts particuliers des promoteurs de la croissance. Afin qu’elle travaille, de concert et en alliance avec d’autres groupes sociaux, à la promotion de l’intérêt général et à la défense du bien commun.

@ : pour une cartographie planétaire du réchauffement au sol, voir l’infographie développée par l’équipe technique du journal Le Monde

@ : pour une animation géo-référencée à l’échelle planétaire, voir fonte des glaces, simulez la fonte des mers chez vous !

Jean-Marc Fontan

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