Question de biens communs…

Accorderie – Jardin collectif – Parc de la Voisinerie… 

L’expression d’une communalité pour un autre développement !

« Mon temps a une plus grande valeur marchande que le votre » (propos du ministre de l’Insatiabilité)

« Mon jardin, Mes tomates, Mes concombres… » (citation de MMM, le gardien de Son Jardin)

« Défense de passer – propriété privée » (affirmation du Valet de Soi)

Voisinerie

Cette valse en trois temps du droit privé constitue une des composantes d’une proposition révolutionnaire qui fut jadis porteuse d’espoir pour l’humanité ! De nos jours, l’espoir qu’elle représentait s’est fortement atténué. Le droit privé est devenu l’institution protectrice de l’avarice, de la cupidité, de l’arrogance, de l’austérité où l’insatiabilité du « Moi Capitalisé » occupe le siège royal.

Pourtant, le droit collectif existait avant d’être privé de toute sa pertinence. Il existait afin de contraindre l’avare, le cupide, l’arrogant et l’insatiable en les soumettant au jugement de la conscience collectivisée. En l’occultant, erreur historique, les comportements ont fini par endosser les vêtements très saillants de la conscience privée…

Est-il possible de dé-privatiser le droit ? De le remettre sur les rails de la justice collective ? Oui, et le temps presse.

Il importe de renouer avec l’esprit du bien commun des communaux – en affirmant l’importance d’un « Nous Inclusif » tout en minant l’hégémonie du « Nous Exclusif ». Il s’agit donc d’éradiquer la centralité du libéralisme obtus au profit d’une libéralité communalisée.

Considérer la Nature à la façon d’une grande communalité représente une utopie autour de laquelle nous pourrions collectivement nous engager pour réorienter le devenir de l’humanité.

  • Cette communalité ne peut être réduite au projet de la globalisation ou de la mondialisation, tel que ce projet est imposé et déployé au jour le jour par les élites économiques et politiques en place.
  • Cette communalité exige un ancrage citoyen élargi, travaillé à partir des scènes locales, attentif aux différences et inclusif dans la façon d’agencer les manières d’assurer les subsistances de toutes les composantes des écosystèmes de vie.

Bien modestement pour aller dans la voie d’une autre logique de développement :

  • C’est dans cette veine que les Accorderie du Québec proposent des liens sociaux « dés-aristocratisés ». Au rapport salarial inéquitable est substitué un rapport d’échange solidaire.
  • C’est aussi dans cette voie que nous invite l’exercice du Jardin Collectif où travail partagé selon ses capacités se traduit par une récolte distribuée selon ses besoins.
  • C’est sur cette piste que nous conduit la tenure d’une Voisinerie en tant que lieu commun non pas confié au législateur public, mais géré démocratiquement par la communauté de l’ilot Pelletier (Parole d’excluEs).

Jean-Marc Fontan

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