Offre d’emploi

Parole d’excluEs en collaboration avec la FIQ, la SHAPEM et le Comité citoyen santé, offre un Chargé de projet  – CLINIQUE COMMUNAUTAIRE DE PROXIMITÉ.

Son mandat s’articule autour de trois priorités :
 
1.    Développer le modèle de la clinique et consolider son financement ; 
2.    Établir des partenariats avec les professionnels de la santé, la communauté de Montréal-Nord, les institutions concernées et le Gouvernement du Québec ;
3.    Assurer le démarrage, la gestion administrative et financière de la clinique. 

De nouvelles publications sur le blogue

Quatre publications maintenant accessibles pour consultation

telescopeArticle (2011) : « La mobilisation des savoirs en contexte de lutte contre la pauvreté et l’exclusion : quels apprentissages pour les administrations publiques ? », Télescope, vol. 17, n° 3, p. 123-139. Par Jean-Marc Fontan.

logoub-iwtMémoire de maitrise (2011) : « Degree of public participation in science shops : an exploratory study ». A Master’s Thesis Submitted in Partial Fulfillment of the Requirements for the Master History, Philosophy and Sociology of Science, Institute of Science and Technology Studies (IWT), Universität Bielefeld. Par Francesc Rodríguez.

LogoIUPE2016Bottin (2010) : La santé dans votre quartier. Quelques ressources « pour un corps sain dans un environnement sain ». Ce bottin vise à fournir aux résidents de Montréal-Nord et de Hochelaga-Maisonneuve des informations et ressources concernant les problèmes de santé ayant un lien avec l’environnement. Par Nicolas Gauthier Lucie Suchet.

LogoIUPE2016Rapport de recherche (2010) : Étude des services d’accueil aux nouveaux arrivants. Cette étude cherche à évaluer dans quelle mesure les services d’accueil aux nouveaux arrivants présents sur le territoire de Montréal-Nord sont en adéquation avec les besoins des immigrants récemment arrivés. Par Adeline Mauchand et Julie Santerre.

Vidéos sur la SHAPEM

Vidéos sur la Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal (SHAPEM)

La Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal, couramment appelée la SHAPEM, est un organisme sans but lucratif qui a été fondé en 1988. Elle s’est engagée dans trois secteurs d’activités étroitement reliés entre eux : l’achat d’immeubles, la gestion d’immeubles résidentiels et la recherche/développement favorisant la revitalisation urbaine et la dynamisation socio-économique de l’Est de Montréal.

La mission de la SHAPEM consiste à participer à la revitalisation et à la dynamisation urbaine et sociale de l’Est de Montréal, au bénéfice de la communauté et en collaboration avec les agents économiques et sociaux, en réalisant des projets d’habitation et des projets immobiliers, pour la population locale, et en offrant des logements de qualité aux ménages à faible et moyen revenu.

En 2008, des vidéos présentant quatre projets ont été réalisées dans le cadre du 20e anniversaire de la SHAPEM.

Pour voir les vidéos :

https://vimeo.com/191019210

Filmées en 2008 par André Vanasse, cinéaste-producteurshapem

Productions Bonsaï

http://www.productionsbonsai.com

 

L’action citoyenne au-delà des élections

Qui décide dans le monde ?

Des soupers à 1500$ le couvert pour permettre à de riches partisans du parti libéral du Canada de rencontrer nos dirigeants fédéraux viennent nous rappeler que les lieux de décision dans nos sociétés ne sont pas nécessairement là où on les pense… où on les « vote »…

Nous nous imaginons parfois que c’est surtout aux États-Unis d’Amérique que ce problème se pose, quel que soit le grand parti politique dont on parle d’ailleurs. Nous y voyons un milliardaire élu à la présidence grâce aux centaines de millions de dollars qu’il y investit et malgré (ou grâce encore?) ses mensonges éhontés, mais nous avons aussi entendu une candidate démocrate étaler largement des promesses à Wall Street.

reforme_electorale
http://www.lemauricien.com/article/reforme-electorale-ou-distorsion-la-democratie%C2%A0

Nous pourrions penser qu’ici (aussi bien au Québec qu’au Canada), la situation est différente. Nous pourrions pousser la naïveté jusqu’à nous imaginer qu’ici, ce sont les politiciens et politiciennes qui prennent de façon autonome les décisions politiques. Lorsque nous voyons le Premier ministre Justin Trudeau se promener dans le monde en semant des « idées qui pognent », souvent intéressantes à première vue, l’espoir que les décisions politiques subséquentes vont suivre ces idées est permis.

Toutefois, force est de constater que ce même Premier ministre endosse des décisions concrètes, à l’image de celles concernant les pipelines dans l’ouest du pays, à l’image de la virevolte réalisée sur la question de la réforme du mode de scrutin ou encore concernant l’achat d’avions de transition. Alors nous en déduisons que son rôle premier consiste à être l’image électoraliste de son parti, mais que les décisions de ce même gouvernement sont largement influencées par des intérêts qui viennent d’ailleurs. Le Premier ministre Couillard joue le même rôle, mais de façon un peu différente. Il tente de faire oublier l’ère Charest tout en le dédouanant dans la mesure du possible…

Ma lecture de la scène politique nord-américaine, nous incluant bien évidemment, m’amène à penser qu’il faut repenser le principe démocratique. Nous ne devrions plus accepter que nos élus soient de simples courroies de transmission des décisions prises par des intérêts exerçant des pressions indues en vase clos. Nous ne devrions plus accepter, qu’au nom d’un populisme de bas étage, des décisions soient prises sur le dos des sans voix. Nous ne devrions plus accepter le mensonge électoraliste qui consiste à dire « vert » en cours de campagne électorale et à faire rouge une fois entré en poste.

Comment opérer une telle réforme ? Sans aller plus loin pour l’instant, disons que la solution passe par une citoyenneté éclairée et agissante. L’action citoyenne doit être constante et lucide. Elle doit s’élever au-dessus des partisaneries. Nous aurons l’occasion de revenir sur cette idée et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires à ce sujet.

Réjean Mathieu

Que la réflexion et l’échange d’idées se poursuivent ! Nous vous invitons à commenter ce texte et à le partager s’il vous a plu ou aidé.

Le Bâtiment 7

Émission d’obligations communautaires

Le Collectif 7 à nous est à la recherche d’investisseurs sociaux pour soutenir directement le projet du Bâtiment 7 par l’intermédiaire d’obligations communautaires.

batiment7

Le Collectif 7 à nous a vu le jour à Pointe-Saint-Charles en 2009. Il s’est réapproprié le Bâtiment 7 afin de le convertir en un lieu de rassemblement alternatif accessible et bouillonnant de projets.

Le Bâtiment 7 est un bâtiment de 90 000 pi2 dédié à l’autonomie de sa communauté, où se combineront microbrasserie, café, magasin général d’alimentation, ateliers communs pour bricoleurs, artisans et artistes, salle polyvalente, jardins collectifs, infrastructures de production alimentaire et services de garde.

Pour plus d’informations sur le projet et sur les obligations communautaires : http://www.ateliers7anous.org/fr/participez/obligations-communautaires/

Vous pouvez également contacter Kevin McMahon. Chargé de projet, finances. Tél. : (438) 399-9206 Courriel : kevin@ateliers7anous.org

 

Monologues sur la pauvreté et l’exclusion

Invitation à deux soirées de présentation des
monologues Prends ça pour du cash !

Carleton-sur-Mer, 22 novembre 2016. – Le Centre d’initiation à la recherche et d’aide au développement durable (CIRADD) et la MRC Avignon vous invitent à deux soirées de présentation des monologues Prends ça pour du cash ! le samedi 26 novembre prochain au Café-théâtre du Vieux-Couvent de Maria à 19 h et le 3 décembre prochain à la salle communautaire de Matapédia (5, rue Hôtel-de-Ville) à 19 h. Ces soirées sont la suite du projet « Coup de théâtre sur la pauvreté et l’exclusion sociale » qui s’est déroulé sur l’ensemble du territoire de la Gaspésie et des Îles en 2015 avec le soutien du Fonds d’innovation sociale GIM et initié en partie par Jacqueline Bouchard, travailleuse de proximité et professionnelle de recherche au CIRADD.

cash

Dans le cadre de ce projet, Mme Bouchard a réalisé plus de 200 entrevues ou rencontres dans chacune des MRC de la Gaspésie ainsi qu’aux Îles-de-la-Madeleine. Un des principaux objectifs de ce projet était, et est toujours, d’abattre les préjugés et les idées préconçues envers ces personnes en donnant la parole à des gens que nous n’entendons pas souvent et qui vivent pourtant près de nous.

De ces rencontres, elle a produit une trentaine de monologues qui relatent différents aspects de la vie quotidienne de plusieurs de nos concitoyens et les réalités qu’ils vivent. Livrés avec humour, ils sont une fenêtre vers une meilleure compréhension des différentes situations qu’amène la pauvreté. Ils traitent de différents sujets tels que le crédit, la simplicité volontaire, le salaire minimum, le logement, la situation des femmes, des hommes, l’alimentation, etc. Ces monologues seront présentés sur scène par des porte-paroles et des personnes de tous les milieux, et ce, de façon interactive.

De par son approche, Jacqueline Bouchard a réussi à cerner les réalités vécues sur le territoire de la MRC Avignon, partenaire financier de la diffusion des monologues. Les partenaires vous invitent donc à la présentation des monologues le 26 novembre prochain à Maria et le 3 décembre à Matapédia. Notez que les salles contiennent 125 places et qu’il n’y a aucune réservation au préalable. Il y aura une contribution volontaire en soutien à la Source Alimentaire Bonavignon et au Centre d’action bénévole l’Ascension-Escuminac.

Personne-ressource
Jacqueline Bouchard, travailleuse de proximité et professionnelle de recherche au CIRADD
418 392-7223
jxbouchard@gmail.comciradd

La démocratie au travail (3/3)

Les rapports de pouvoir dans les groupes communautaires et militants

S’il est plutôt facile de critiquer la classe politique et les grands acteurs économiques pour le déficit démocratique qu’ils contribuent à creuser, encore faut-il soi-même donner l’exemple et promouvoir des pratiques démocratiques dans le cadre de notre propre engagement professionnel ou militant.

Or, les groupes communautaires ou militants qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion sociale, et qui prônent des valeurs d’égalité, de liberté, de solidarité et de justice sociale n’échappent pas, malgré leurs idéaux et leurs actions, aux rapports de pouvoir qui peuvent s’installer entre leurs membres.

En effet, un phénomène courant se produit dans les milieux tant professionnels que militants : certains individus sont spontanément plus à l’aise de prendre la parole dans un groupe et d’exercer un leadership qui, s’il canardne s’accompagne pas de méthodes inclusives et démocratiques, peut provoquer l’exclusion involontaire de certains membres, comme l’explique Charlotte Lambert dans son éditorial «L’exclusion « pas par exprès » !» publié sur ce blogue en décembre 2012.

C’est également le cas parmi les groupes militants radicaux (ex. : libertaires ou féministes radicales) qui partagent le souci d’appliquer dans leur mode organisationnel des principes qu’ils souhaitent voir étendre à l’ensemble de la société, tels que la démocratie directe, l’autogestion, la recherche de consensus dans la prise de décision et la décentralisation du pouvoir.

Comme le démontre Marie-Ève Quirion dans son mémoire intitulé : «Les rapports de pouvoir au sein des groupes militants radicaux», ces groupes ont beau s’opposer à tout rapport de domination et d’oppression, être contre le sexisme et le racisme, et pour l’égalité et le respect de la diversité, ils sont aussi confrontés, entre militants et militantes, à des relations inégalitaires sans que ce soit toujours conscient.

Des statuts particuliers ou des habiletés particulières peuvent être une source de rapports de pouvoir, par exemple l’âge, la scolarité, le revenu, le sexe, le genre, l’orientation sexuelle, l’origine ethnique, l’appartenance socioculturelle, l’expérience militante, les liens d’amitié entre certains membres, etc.

C’est pourquoi diverses techniques ont été développées pour mettre à jour et enrayer ces rapports de pouvoir, telles que le recours à une personne gardienne du senti collectif lors d’assemblées; l’alternance homme-femme lors de la prise de parole; les tours de table; l’instauration d’espaces de non-mixité pour les femmes; la transmission des savoirs; le partage des compétences; le partage des tâches en rotation; et des procédures d’intégration des nouveaux membres (Consultez à ce sujet la Fiche – démocratie et pouvoir du Carrefour de participation, ressourcement et formation).

La démocratie demeure un idéal jamais entièrement réalisable puisqu’elle constitue un processus perpétuellement inachevé. Elle exige une attention constante, sans quoi elle s’effrite. Cela est vrai autant à l’échelle des institutions municipales et gouvernementales qu’à l’échelle des entreprises, puis des groupes communautaires et militants qui tentent de la faire vivre au quotidien.

Des contradictions existeront toujours entre, d’une part, la théorie, les idéaux et les beaux discours, et, d’autre part, la pratique. Il est de notre responsabilité de déceler ces contradictions et de tenter de les dépasser.

Richard Perron

Pour lire ou relire les autres éditoriaux sur le thème de la démocratie au travail :

La démocratie au travail (1/3) | Pour une économie plus démocratique

La démocratie au travail (2/3) | L’autogestion et l’entreprise autogérée

Que la réflexion et l’échange d’idées se poursuivent ! Nous vous invitons à commenter ce texte et à le partager s’il vous a plu ou aidé.