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Éditorial, Générale

Journée internationale de la pauvreté…

Légaliser l’égalitarisme ou rendre illégale les inégalités ?

Légaliser “l’arichesse et l’apauvreté” ou rendre illégale le couple « richesse @ pauvreté » ?

17 Octobre 2011, journée internationale de la pauvreté, réflexion de type passage obligé sur un phénomène historique et culturel rappelle Majid Rahnema dont on pourrait ironiquement dire que sa disparition est prévue au lendemain de la fin du monde !

Plus sérieusement, comment faire sans pauvreté ?

Selon Ricardo Petrella, il s’agirait de rendre illégaux les facteurs qui créent l’appauvrissement et l’exclusion : Déclarer illégale la pauvreté c’est déclarer illégaux les facteurs et les mécanismes qui au niveau des lois, des institutions et des pratiques sociales collectives engendrent et renforcent les processus d’appauvrissement et d’exclusion.

En d’autres mots, identifions et revisitons les bases et les fondements de notre système civilisationnel et nous serons en mesure de mieux comprendre ce qui cause la pauvreté et l’exclusion. De sa machine économique à son appareil politique, la modernité capitaliste produit au jour le jour de la grande richesse pour un nombre réduit de personnes et de plus en plus de pauvreté pour un nombre toujours grandissant d’individus, de groupes et de communautés…

Revoir de telles bases demande certes de transiger par la question des droits, sous toutes leurs formes (voir l’article de Pierre Sané, mais aussi et surtout d’agir collectivement pour construire de nouvelles modalités pour subsister et pour être en relation conviviale avec autrui. De le faire de telle sorte que ces nouveaux arrangements institutionnels puissent répondre à cette soif insatiable de l’humanité de voir s’améliorer ses conditions de vie sans pour autant sacrifier l’égalité, l’altérité, la solidarité et l’écologicité.

Individuellement et collectivement, prendre cette direction implique et signifie d’ajouter à notre prise de Parole le choix de dire non « aux imaginaires éthiquement inacceptables ». Pour arriver aux fins recherchées, nous devrons apprendre à dire NON à toutes les possibilités d’avancement dans et par des formes de progrès, les fameuses tentations du diable, qui reposent fondamentalement sur les principes de la prédation, de l’aliénation, de la marginalisation, de l’exploitation, de l’exclusion ou de l’oppression.

Étonnamment  curieux de voir le nombre élevé de motions différentes pour qualifier l’inacceptable !

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